Le Livig Lab du Kenya, dirigé par le Centre international de recherche en agroforesterie – ICRAF, a achevé ses six premiers mois d'intervention intensive sur le terrain et de développement de systèmes dans le cadre du programme AfroGrow.

Du Septembre 2025 à Janvier 2026, des progrès considérables ont été réalisés dans tous les domaines mobilisation des parties prenantes, développement technique, évaluations sur le terrain, et évaluation participative.

L'un des axes principaux de cette période était implication des parties prenantes et intégration. Les principaux acteurs des instituts de recherche, le secteur privé, policy bodies, et organisations d'agriculteurs ont été activement impliqués par le biais de réunions ciblées, de consultations et d’activités collaboratives. Ce processus a consolidé la base multi-acteurs du Living Lab et renforcé son rôle d’espace de co-création pour des solutions agroforestières adaptées au contexte local.

Des progrès considérables ont également été réalisés dans le développement des bases de données sur les cultures, le bétail et les arbres. Ces bases de données regroupent :

  • Caractérisation des espèces
  • Adéquation agronomique et écologique
  • Données sur la productivité
  • Potentiel d'intégration au sein des systèmes agroforestiers

Le portefeuille de cultures comprend actuellement maïs, haricots, niébé, pois d'Angole, et sorgho. Parmi les arbres fruitiers courants répertoriés dans la bibliothèque, on trouve le manguier, l'oranger, l'oranger nain, le papayer, diverses variétés d'agrumes et le bananier.

Ces ensembles de données structurés constituent la base technique permettant une prise de décision éclairée et la conception de systèmes au sein du Living Lab.

Le Kenya Living Lab a organisé un atelier de validation avec les parties prenantes pour examiner, affiner et valider la base de données des espèces mise au point, en veillant à ce que les profils d'espèces documentés reflètent fidèlement les réalités locales, l'expérience des agriculteurs et l'adéquation au contexte. S'appuyant sur ce processus collaboratif, une approche globale des analyses des sols a été menée sur l'ensemble des sites du Living Lab afin d'établir un état des lieux de la capacité des terres et d'orienter la planification future de la gestion. Cet état des lieux sert de point de référence pour la mise en place d'interventions fondées sur des données factuelles et pour le suivi à long terme des performances agroforestières.

En parallèle, une approche participative d'analyse coûts-avantages (ACA) a été mené en collaboration avec les agriculteurs du Living Lab. Cet exercice a permis l' identification et la categorisation des agriculteurs en fonction de l'ampleur et de l'intensité de leur engagement en matière d'agroforesterie, tout en proposant des solutions concrètes en analyses économiques de la mise en œuvre sur le terrain. En complément de ces activités, l'équipe s'est engagée dans des actions ciblées dans le renforcement des capacités ces efforts visant à renforcer la collecte et l'analyse des données menées par les agriculteurs, ainsi qu'à consolider l'appropriation locale des données, condition préalable à la mise en place de systèmes agroforestiers adaptables et évolutifs.

Perspectives d'avenir

Ces six premiers mois ont permis de jeter les bases d'un Living Lab kenyan bien structuré. Grâce à la mise en place de réseaux de parties prenantes, à la constitution de bibliothèques techniques et à la collecte de données de référence, le Living Lab entame désormais sa prochaine phase en s'appuyant sur des données plus solides, une collaboration renforcée et des capacités locales accrues.

Grâce à ces progrès constants et méthodiques, le Living Lab du Kenya continue de contribuer à l'objectif général d'AfroGrow : développer des systèmes agroforestiers adaptés au contexte et fondés sur la connaissance, qui favorisent une croissance durable en Afrique.